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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:40

          Depuis Orléans, elle court elle court la rumeur, germant toujours sur du fumier et renaissant partout comme les têtes de l'hydre.

Pour ceux qui n'ont pas suivi l'actualité, un bon résumé ici

Pour ce qui concerne le Mans, il s'agit d'une rechute, d'une récidive même, puisque selon la presse des rappels à la loi on déjà été réalisés il y a quelques années.

On n'oublie que nous sommes tous responsables de sa contagion ; même les media qui dénoncent, la font implicitement circuler. Le vrai coupable d'une rumeur, ce n'est pas celui qui lance le "il paraît que" (genre "pas de fumée sans feu") mais celui qui s'en fait écho, "mine de rien" .

Et plus le complice diffuse insidieusement, répand publiquement, reprend à son compte, commente, ajoute, plus il l'amplifie et s'en rend coupable.

 

Juridiquement les réponses théoriques existent - plainte avec constitution de partie civile pour diffamation - mais les parquets sont souvent passifs peu actifs, les risques procéduraux (prescription) nombreux et les réponses judiciaires tardives et peu sévères.

 

Avec les moyens nouveaux et rapides de communication (internet) il faut souhaiter une réforme de la législation pour protéger plus vite et mieux le diffamé. 

 

Quand, comme en l'espèce, la rumeur met en cause des groupes (à Orléans les commerçants juifs), ici les employés municipaux et les personnels des transports en commun, 

qu'au surplus les villes concernées sont nombreuses,

il peut sembler opportun que le ministère de la justice coordonne les poursuites. C'est toute l'utilité des circulaires de politique pénale, instructions générales données conformément à l'article 30 du C.Pr.Pén.

Des réponses judiciaires fortes et rapide - on l'a vu récemment -  peuvent être employées pour couper au plus vite la (mauvaise)  herbe sous le pied, quand des atteintes graves à notre pacte démocratique sont commises : le racisme sous-jacent des rumeurs en est une... et un délit autonome

Un jour, peut-être, les actions de groupe permettront également de lutter collectivement contre les rumeurs.

A une époque de crise économique qui rappelle les montées des nationalismes dans l'Europe dans les années trente, il faut agir vite et fort, sans attendre.

l'Histoire ne nous permettra pas de dire qu'on ignorait les risques de la passivité, il suffit de relire l'avertissement du pasteur Niemöller

 

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 13:30

 

          Chaque année, et pour sa trente-sixième édition, se tient au Mans un  impressionnant salon du livre à l'enseigne de la 25 éme heure du livre. Le quotidien local "Le Maine libre" organise en parallèlle un prix des lecteurs pour lequel mon épouse a candidaté et été sélectionnée. (ici quelques vidéos) Une grande partie de son été a été consacré à la lecture; je reproduis ci-dessous, de façon impressionniste, ses commentaires: pour une fois que j'apprécie quand elle se fait "critique" ...

 

Liste des livres en "compétition" :

 

La saison de l'ombre, de Léonora Miano

Au revoir là-haut, de Pierre Lemaitre

Le divan de Staline,  de J-D. Baltassat

Sanderling, d'Anne Delaflotte Mehdevi

Sulak, de Philippe Jaenada

Trois grands fauves, de Hugo Boris

Bel-Air, de Lionel Salaün

Kinderzimmer, de Valentine Goby

 

 

«Il y a des livres qui cognent, collent à la peau, s'agrippent à notre mémoire, à notre âme et notre coeur souvent....

Bruno Sulak "parce que" ... J'ai un faible pour le "mauvais garçon au coeur lourd", p'tit voleur de mobylette qui en a payé le prix ... gosse de quartier et de cité, au nom qui siffle comme une balle de révolver, solitaire et crâneur avec classe. C'est l'enfant perdu venu d'ailleurs, qui se doit de toujours prouver qui il est, bandit des grands chemins qui meurt sur le bitume!!!

La cité de Bel-Air se marie avec toi Sulak, comme les mères Africaines (La saison de l'ombre) avec les femmes de Kinderzimmer. Femmes de tous pays, unissez-vous...les larmes insupportables sur vos si beaux visages et cette force maternelle qui vous tient DEBOUT... Je vous ai tant aimées, belles résistantes....

J'ai eu du chagrin pour les trois petits garçons aux noms pourtant si prestigieux, emmurés par le manque d'amour paternel. Danton, Churchill, je m'attarderai moins sur Hugo ... (Trois grands fauves).

Quant à ceux qui ont, quelque part sur le front en 1914, croisé le regard de mon grand-père, durant quatre longues années, je pleure encore avec vous et pour vous, devant les monuments aux morts qui "fleurissent" dans nos villages. Je me souviens de cette si belle phrase gravée sur une stèle à St-Affrique dans l'Aveyron :" Dites à vos enfants de ne jamais désespérer de la vie, puisque dans la mêlée d'une telle époque, nous avons pu nous comporter HONORABLEMENT".....Ce ne fut pas le cas pour tous, n'est-ce-pas cher officier Henri! (Au revoir là-haut).

Se pose enfin sur la pointe de ses ailes Sanderling ... au vol si doux, au rythme lent parfois ...."douceur musicale des mots dont la joie est une vertu dit-elle ", je termine avec cette magnifique phrase du livre :"Il ne faut pas rester seul, jamais. Polka ,Germain,Ladona et Paul, la maisonnée de Landry, celle de Merlin et celle d'Alba se retrouvent tous les soirs chez les uns ou les autres. L'un d'eux arrête de rire net parfois, sidéré que dans ce contexte de menaces et d'exil, ils puissent avoir autant de joie à être ENSEMBLE".

Merci à Sanderling qui m'a réconciliée, le temps d'une lecture, avec le monde et qui écrit dans ses pages:"puisqu'il y a donc au moins un moineau pour avoir de l'espoir".

Je conclurai en disant que j'ai parfois trouvé inconfortable de m'asseoir sur (le divan de Staline), même si j'aime tant la Russie.

 

Et surtout, MERCI à Frédérique*, je les ai tous aimés et c'est rare.....»

 

Si vous voulez savoir si l'ensemble du jury partagera sa vision et qui remportera la prix, rendez-vous au pied de l'exceptionnelle muraille gallo-romaine du MANS, ce week-end du 11-12 octobre...

 

*NB : sur son blog, vous trouverez,  avec le nom des éditeurs, résumée en trois lignes, une présentation  "professionnelle" de chaque ouvrage.

 

 

Vue du Mans, par mon épouse, la RENTRÉE LITTÉRAIRE
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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 16:06

Banale station d'autoroute.

Toilettes.

A gauche le symbole masculin et celui de la douche pour les professionnels de la route : les "routiers" peuvent se décrasser un peu.... et les femmes, de plus en plus nombreuses à piloter des camions en tout genre?

A droite le côté "femmes" et le coin pour changer les bébés.... et les papas ?

Remarque : comme toujours importante file d'attente du côté des toilettes pour femmes.

L'égalité c'est comme les les quotas, les concepteurs si intelligents ne peuvent pas augmenter le nombres de sièges de ce côté et les diminuer de l'autre où il n'y a jamais d'attente?

CQFD

SEXISME ORDINAIRE ...
SEXISME ORDINAIRE ...
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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 13:47

 

Cher Journaliste,

Les journalistes, je les aime bien. Tous les jours ils révèlent leur utilité pour la démocratie.etc. ♫♪♪♪♫ (air connu...)

Par ailleurs ils m'ont souvent rendu service en acceptant de reprendre ma "communication" dans "l'information" du public et au profit ma réputation professionnelle. Donnant-donnant = gagnant/gagnant.

Leur métier est difficile. Comprendre le "spécialiste" et traduire sa technicité pour le "grand public" : vulgariser et "vendre". Massmedia et éducation des masses incultes et laborieuses...

 

Bref c'est en toute amitié que je voudrais, pour  toi et ceux qui ne sont pas des chroniqueurs judiciaires patentés, signaler quelques erreurs communes et grossières qui énervent le juriste que je suis.

Ne confonds  pas "juridique" (qui a trait au droit : loi, décret, codes qui les regroupent...) et "judiciaire" qui concerne la justice (tribunaux, magistrats, jugements).

Les juridictions rendent des décisions. Utilise donc ce terme générique, car pour les tribunaux on parle de "jugement", "ordonnance" par exemple et d' "arrêt" pour les cours d'appel, de cassation ou le conseil d'État; sois simple sinon tu vas te tromper.

Les infractions sont regroupées par «paquet» selon leur gravité décroissante : crime, délit et contravention (pas "procès verbal", terme générique de document formel support d'une information juridique) et les auteurs en sont  donc des délinquants ou des criminels, c'est selon.

"Crime" ne veut pas dire homicide ou assassinat ( NB ce n'est pas la même chose!) mais ce peut être un viol ou un faux en écritures...

Chaque infraction a sa juridiction : cour d'assises, tribunal correctionnel ou de police

N'appelle jamais un membre du parquet "votre honneur", on est pas aux USA; dis lui "Monsieur (*)le Procureur" (même s'il n'est que substitut) ou "Monsieur(*) l'avocat général" s'il est à la cour d'assises.

Pour les juges, dis "Monsieur(*) le président" ça ira aussi...mais surtout pas "Maître" que tu peux réserver aux avocats, notaires, huissiers, commissaires priseurs etc. qui n'appartiennent pas à la Fonction publique

Entre eux, les magistrats sont des "collègues"; les avocats, eux, sont  "confrère et consoeur", comme toutes les professions (dites) libérales ...

 

Pour ceux-ci, fonctionnaires ou assimilés, ne dis jamais "droit", mais "obligation/devoir de réserve" quand ils ne peuvent dire ce qu'ils pensent. Cette faute très commune m'exaspère. Donc présente ton déclarant comme parlant en tant que syndiqué, il n'a plus alors cette obligation déontologique de quasi silence.

 

Pour la prison ne  crois pas qu'un pénitencier (substantif) ça existe en France. Dans le doute parle d'établissement/centre pénitentiaire (adjectif  identique au masculin et au féminin) et n'invente pas un féminin au nom de l'endroit dont les portes se sont refermées sur Johnny.

 

Aujourd'hui on n'ouvre plus un dictionnaire. Mais tu consulteras toujours avec profit les onglets d'un dictionnaire en ligne, "TRESOR"  (que j'adore), ou un autre: http://www.lexilogos.com/francais_langue_dictionnaires.htm

 

 

NB : Évite, si tu es dans l'audiovisuel, de commencer par un tic genre "il faut savoir que"... Si tu es une femme, attention à ne pas te triturer les mains en permanence comme une présentatrice météo. Comme les élèves vis-à-vis d'un prof. les petites manies perturbent l'auditoire. Ton conjoint te dira tes petits défauts. 

Voilà, ça m'a fait du bien de te dire cela.

 

je t'embrasse

 

 

PS : tu peux aussi parcourir avec profit : http://elek.over-blog.com/article-jargon-46100997.html

(*) Remord pour les abonné-es de "Causette" : ou "Madame le/la et un "e" au bout ou pas, selon les préférences de l'intéressée. Mais pas "Maîtresse" pour les avocates, sauf si affinités ;-)

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 07:43

Leurs prénoms "exotiques" se terminent souvent par un "a".

Gamines, elles sont arrivées depuis l'autre côté de la Méditerranée.

Elles habitent aujourd'hui à Lille, Paris, Lyon ou Marseille

En quelques semestres elles ont parlé français.

Puis devenues premières de leur classe, boursières, reçues avec mention aux examens, major de leur promotion....

Elles ont trouvé ainsi le moyen de rendre la fierté à leurs parents et se faire aimer d'enseignants souvent exemplaires.

Leur culture et leur amour de la France sont supérieurs

Ni flic, ni fonctionnaire, elles s(er)ont juriste ou journaliste...

Elles ont gardé le sens traditionnel de la famille, un ancrage solide dans leur monde instable

Je ne sais pas si les Rachida ou Fadela sont pour elles des modèles ou des caricatures.

Elles se ressemblent, mais leur vie déjà plurielles sont toutes singulières et originales

Elles seront toujours un peu écartelées, mais gardent le sens de l'humour

Un bronzage d'hiver, un reste d'accent chantant, le cheveu frisotté, elles doivent éternellement continuer à prouver, prouver encore et encore, leur francitude et leur amour du pays

Sans les réseaux sociaux je saurais à peine qu'elles existent,

elles m'honorent de leur amité, sans préjugés

je voulais leur rendre hommage,

et leur dédie cette chanson

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:49

Quand j'entends, à propos de l'accident de Brétigny, qu'il s' agit manifestement d'une défaillance technique et pas d'une erreur humaine, je réagis quand comme on me dit que "c'est la faute à l'informatique". Derrière tout problème "matériel", il y a bien toujours une erreur humaine. Que ce soit dans la conception de cette éclisse, dans sa fabrication ou le coulage du métal, la force des boulons, la taille ou l'emplacement de l'aiguillage, il y a toujours une faute de nature humaine, ne serait-ce que dans la surveillance et l'entretien des matériels ou ou le suivi des fabrications.

Pour Trappes, je vois les témoignages comme toujours contradictoires. Qu'attend-on pour équiper les policiers de mini caméras frontales ou leurs véhicules? Aujourd'hui un tel équipement numérique ne coûte pas cher et éviterait bien des débats stériles. Il a fallu des années pour rendre obligatoire l'enregistrement des mineurs en garde à vue, et aujourd'hui je n'entends pas de telles revendications de la part des syndicats de police. Il faut dire que quand leur intervention est filmée par un témoin depuis son balcon, c'est rarement à leur avantage...mais le respect réciproque serait certainement meilleur si chaque partie savait que la " rencontre" ( le contrôle) ) faisait l'objet d'un enregistrement audio/vidéo. On sait que nous imitons les nords-américains avec une dizaine d'années de retard, on pourrait sans doute accélérer un mouvement inéluctable. ..

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 12:11

Si vous allez dans les pays chauds et ensoleillés, méfiez vous des verres dits photo sensibles ou photochromiques, genre "transition", ça fonctionne fort mal au dessus de 30°C ...

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 14:41
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 11:47
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 08:44
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