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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:30

Trois belles rencontres imprévues hier.

 

A pied, square des Comtes du Maine, je suis sur le point de croiser une jeune femme; je la regarde et la trouve assez triste; puis soudain elle s'assied sur une margelle et j'ai l'impression qu'elle se retient de pleurer; je lui demande si ça va et elle me répond que tout va bien avec un magnifique sourire qui éclaire - comme on dit - tout son visage; j'explique rapidement que je me suis trompé et poursuis mon chemin. Et je file très vite avec l'intuition qu'elle est agréablement étonnée qu'un homme, un autre humain, s'inquiète de son prochain sans arrière-pensée ni en faire un prétexte de drague.

 

Dans le tramway quelques minutes plus tard, un carré de quatre places dont une occupée par une jeune femme; j'hésite quelques secondes et, pour être dans le sens de la marche, je m'assieds à côté d'elle; je me sens obligé pour éviter toute ambigüité  de lui en dire la raison et me serre le plus possible du côté du couloir en gardant bien les jambes serrées.

Quelques stations plus tard un homme monte, glisse son ticket dans la composteuse... et il n'en ressort pas; je lui dis à la cantonade "on vous servira de témoin s'il y a un contrôle"; ma voisine engage la conversation et m'explique que quelques jours plus tôt un jeune homme a pointé avec sa carte, qu'elle a bien entendu le "bip" ; que des contrôleurs ont voulu verbaliser le voyageur dont la carte n'avait en fait pas mémorisé l'enregistrement, que celui-ci avait protesté de son bon droit et qu'elle n'avait pas eu le courage d'intervenir, étant elle aussi d'une couleur de peau plus soutenue que le rose caucasien : "ils" (les contrôleurs) ne m'auraient pas cru et l'incident, m'explique-t-elle, aurait risqué de prendre - si j'ose dire - une couleur de solidarité raciale.

Jusqu'au terminus "Espal" nous devisons sur le racisme, notre société de méfiance, le harcèlement et nous nous quittons : je la remercie de ce moment de sympathie et d'échange; si ce n'était pas elle mais moi qui en avais pris l'initiative, comment l'aurait-elle vécu ?

 

Au retour, Jardin des Plantes, je croise une petite fille, sa maman et sa mamie et j'entends leur dialogue, la maman expliquant que "c'est une maison d'indiens"; surmontant ma tendance de réserve dans ces circonstances, je pose la question et on m'explique les tipis brodés sur le manteau de la petite fille à la démarche encore hésitante; j'échange quelques mots avec elle et on se quitte en se faisant "coucou" de la main.

 

Ces trois rencontres m'ont apporté un moment de bien être par la simple existence de "relations humaines" avec des inconnues; très souvent quand j'engage la conversation avec un gamin assis dans le caddy devant moi à la file d'attente de la caisse d'un hypermarché, je vois le regard fermé des parents qui se méfient de moi comme si j'étais un pédophile ou si je cherchais un prétexte pour engager la conversation avec la maman seule.

 

A cause du comportement de certains hommes, les relations avec l'autre sexe sont chargées de peur, de méfiance et d'un rejet de principe, et c'est bien dommage; j'en apprécie d'autant plus les exceptions comme le tiercé d'hier.

 

Et j'en profite pour vous glisser une image d'actualité et vous inviter à lire et écouter Henri TACHAN ce chanteur méconnu

A cause des garçons

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